Institut de recherche et d’appui technique en aménagement du milieu – Haïti

Pays Haïti

Région Département du Nord-Est (Zone des Perches, de Vallières et d'Acul samedi)

Durée 2024-2028

Financement Ministère des relations internationales et de la Francophonie (MRIF)

Domaine d'activité Irrigation, résilience climatique, activités génératrices de revenus

Objectif Renforcement des capacités locales pour le développement de l'agroforesterie et d'une agriculture durable

Le projet

En Haïti, le secteur agricole représente une source de denrées et de revenus importante pour la population. Toutefois, la configuration géographique du pays entraîne des complications qui nuisent fortement à l’exploitation des terres : érosion des sols, faible pluviosité et augmentation graduelle des périodes de sécheresse. Combinés ensemble, ces facteurs ont occasionné des pertes de rendement agricole allant jusqu’à 60%, une situation préoccupante puisqu’elle suscite l’adoption de pratiques agricoles néfastes, motivées par l’urgence de l’accès aux ressources.

Ce projet s’insère dans un programme du CS3R dans le cadre des nouvelles dispositions de coopération avec les partenaires. Il fait suite à un projet de renforcement des capacités locales pour le développement de l’agroforesterie et d’une Agriculture Durable en montagne dans le nord-est d’Haïti, exécuté en 3 phases pendant 6 ans dont la dernière phase consiste en la mise à disposition des paysans et paysannes bénéficiaires du projet, de 200 pompes d’irrigation manuelles, en vue de limiter les pertes énormes des cultures à cause de la sécheresse qui représente l’un des plus grands problèmes pour les agriculteurs de cette région. Une grande partie de ces pompes est partagée aux réseaux de femmes et de jeunes des zones d’intervention.

Les femmes ont toujours eu leur place en agriculture, mais ont longtemps été considérées comme des conjointes ou des aides occasionnelles plutôt que comme des chefs d’exploitation. L’objectif principal du projet est de promouvoir une agriculture paysanne féminine adaptée aux effets du changement climatique. Il s’agit d’intensifier l’approche des « jardins A » communément appelés « jardins maison ». L’idée c’est d’accompagner ces groupements de femmes en mettant en exergue leur expertise et leurs capacités à participer efficacement aux initiatives de réponse aux dérèglements climatiques.

En effet, les exploitations paysannes en Haïti sont dispersées et morcelées. Plusieurs parcelles constituent une ferme agricole. Chaque parcelle peut être distante de plusieurs kilomètres d’une autre. Certaines en montagnes, d’autres en plaines.

Parmi ces parcelles, il y a la parcelle dénommée « jardin pré kay ». C’est la parcelle où est érigée la résidence de la famille. Cette parcelle présente les caractéristiques suivantes :

  • Agriculture en association de culture sur plusieurs strates, (un jardin qui contient sur plusieurs niveaux les plantes suivantes : gingembre, safran, taro, topinambour, banane, igname, café, arbre de couverture et fruitier (manguier, avocatier, arbre véritable, etc.).
  • Apport en fumier grâce aux déchets de cuisine et les cendres de bois de cuisson.
  • Apport en eau (récupération de l’eau de la toiture.
  • Forte valeur ajoutée (légumes, fruits, etc.)
  • Présente un aspect de sécurité face aux voleurs favorisant le développement du petit élevage (cabri, poule, lapin, etc.) grâce à la présence permanente de la famille.
  • Très accessibles aux femmes et favorise l’entraide familiale.
  • Nécessite moins de distance à parcourir pour les femmes
  • Tonnelle de fruits (grenadia, grenadine,etc.)

C’est surtout cette parcelle qui est contrôlée par les femmes. D’où la justification de notre approche d’accompagner prioritairement les femmes à travers les activités de ce projet.

Partenaires du projet